PSSM … faites le test !

La PSSM commence à faire sérieusement parler d’elle, notamment grâce au groupe Facebook PSSM 1 : santé, soin, alimentations et lignées touchées. Et c’est tant mieux. Faisons ensemble un petit tour sur cette maladie, ses possibles conséquences et son diagnostic.

PSSM, c’est le raccourci pour Polysaccharide Storage Myopathy, en français Myopathie à stockage de polysaccharides. C’est une maladie génétique qui se caractérise par un stockage du glycogène dans les muscles au lieu d’être valorisé par le corps comme source d’énergie. La résultante la plus impressionnante, parfois mortelle, qui en fait une maladie véritablement dangereuse, ce sont les coups de sang qu’elle peut engendrer. La PSSM peut parfois être un calvaire, car elle provoque douleurs musculaires et fatigue intense même hors crise. On peut aussi la deviner chez son équidé en observant divers détails comme des trébuchements, une difficulté à aller dans le mouvement en avant, à donner les pieds, des défenses au travail… C’est toute la problématique de la PSSM : avant le grand méchant coup de sang, les symptômes sont flous, très changeants d’un individu à l’autre, passant parfois inaperçus.

 

VIDEO :
Ici un hongre atteint de la PSSM, présentant des tremblements et des spasmes musculaires après avoir été monté.

La PSSM semble à première vue être une maladie peu commune. J’ai cependant été impressionnée par le nombre de chevaux qui s’avèrent touchés au fil du temps. Même si certaines races sont prédisposées (on pense souvent au chevaux de traits et au chevaux américains), toutes les races peuvent être touchées. Beaucoup de propriétaires et éleveurs testent par acquis de conscience et tombent des nues devant des résultats positifs insoupçonnés.
Certains chevaux sont symptomatiques, d’autres pas ; cependant, les problèmes peuvent se déclencher à n’importe quelle moment de la vie du cheval. C’est pour cela que j’a décidé de tester mes chevaux. Le test est à faire une fois dans la vie du cheval, simplissime, relativement peu onéreux ; il suffit d’envoyer des crins du cheval à tester en laboratoire, pour une somme d’environ 45 à 50 euros. Les deux chevaux sont revenus négatifs, et je ne regrette absolument pas d’être fixée à ce sujet.

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Certains élevages prennent le parti de tester systématiquement leurs reproducteurs afin de ne pas produire d’individus positifs. L’élevage Am Amzer Vrao en fait partie.

 

Il est impératif de savoir si son cheval est atteint ou pas de la PSSM, car cette maladie impose des changements dans sa gestion par le propriétaire. En effet, le sucre doit être limité autant qu’il est possible, et l’équidé atteint doit idéalement être toujours en mouvement afin d’éviter un stockage trop important de glycogène dans les muscles. Un hébergement type paddock paradise est un gros plus, et un travail calme, avec un échauffement soigné, permet de limiter l’impact de la maladie. Le sucre, le froid, un travail trop intense sans échauffement… et votre cheval risque le coup de sang.

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La jument de Manue C. lors d’une crise.

Récapitulons :

  •  La PSSM est une maladie génétique ; si l’un des parents est porteur, votre cheval a au moins 50% de chances de l’être.
  • Un équidé est positif ou négatif pour la vie. Votre cheval ne peut pas « attraper la PSSM » durant sa vie. Il peut cependant être positif asymptomatique durant des années et révéler des symptômes n’importe quand.
  • Toutes les races de poneys et chevaux peuvent être touchés par la PSSM.
  • La PSSM peut être mortelle.
  • Elle doit entraîner une modification su style de vie du cheval afin de l’adapter à sa maladie.
  • Elle peut passer inaperçue.

Tous les chevaux ont une réponse différente à cette maladie ; certains passent leur vie asymptomatiques, d’autres sont atteints de manière très handicapante, d’autres encore ne montrent aucun symptômes jusqu’à un fameux coup de sang … Pour savoir à quoi vous en tenir, ayez le bon réflexe : testez le ! 

 


Liens à consulter : 

Facebook :
PSSM1 : santé, soins, alimentation et lignées touchées
PSSM1 : étalons testés

Sites :
AFP PSSM
Laboratoire Génimal

Articles :
Feeding horses with muscle issues

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. progresseravecsoncheval dit :

    A tester lors d’un visite d’achat notamment

    J'aime

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