« Fear is a emotion, not a behaviour »

Voici ma traduction d’un article de Fed Up Fred à propos du renforcement de la peur chez le cheval. L’article explique pourquoi, lorsque le cheval a peur, le fait de refuser de le rassurer, voire de le punir, comme on le voit souvent, est totalement contre productif et que d’autres stratégies peuvent être mises en place.

Pour ceux qui ne connaissent pas Fed Up Fred, je vous invite à aller voir leur site ou leur page Facebook. C’est une association de professionnels du monde équin (instructeurs, comportementalistes, zoologues, éthologues …) qui a pris parti de dénoncer les habitudes et croyances néfastes des cavaliers en utilisant la satire via leurs dessins, mettant souvent en action Fred le cheval et Lisa, sa propriétaire. C’est clair, net, drôle et ça remet bien les choses à leur place.

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« On aurait dû mettre en place un mot d’arrêt »

 

La peur est une émotion, pas un comportement

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« Lisa pense que réconforter son cheval en lui parlant, le caressant ou en lui donnant une friandise le félicitera d’être effrayé et le rendra plus enclin à l’être dans le futur. – Fred sait que cela n’a aucun sens. Il veut juste se sentir en sécurité à nouveau et prendra tout ce que Lisa peut lui offrir pour se sentir un peu mieux. »

« La peur est est soumise au conditionnement classique (la façon dont nous formons des associations entre les choses) plutôt qu’au conditionnement opérant (ce que nous apprenons des conséquences de nos comportements). Pour être soumis au conditionnement opérant, un comportement doit être quelque chose que l’animal choisit de faire volontairement. Par exemple, un humain, un chien, un cheval, ne peut pas choisir de ne pas être effrayé. Ce sentiment est une réponse involontaire et automatique face à une situation ou à une chose effrayante.

N’importe qui ayant déjà eu peur de quelque chose sait que nous ne pouvons pas contrôler ce que nous ressentons à ce moment précis. N’importe quel cavalier anxieux peut se sentir concerné. Une réponse par conditionnement classique est contrôlée par les choses qui viennent avant la peur; les choses qui provoquent ce sentiment (appelées les antécédents). Une réponse par conditionnement opérant est renforcée ou affaiblie par ce qui vient après: ses conséquences.

En tant qu’entraîneurs, nous pouvons choisir de contrôler ou d’agir sur l’environnement afin de réduire la peur ressentie par l’animal. Par exemple, nous pouvons utiliser des mots/actions/gestes ayant été associés par le passé avec la sécurité/le calme/le plaisir. Nous pouvons les utiliser dans une situation d’urgence afin de calmer et de rassurer du mieux que nous pouvons, et nous pouvons les utiliser à long terme en counter-conditionning. Le counter-conditionning (je vous le laisse en anglais, je ne connais pas la traduction française de ce terme et google a échoué à me la donner) est une forme de conditionnement classique qui consiste à faire suivre une version très faible de la chose effrayante par quelque chose de très désirable. Par exemple en faisant suivre le bruit lointain de la tondeuse par une poignée de carottes, pour un cheval ayant peur du bruit de la tondeuse.

Si vous êtes inquiets de savoir s’il est possible de renforcer la peur, posez-vous cette question. Lorsque votre cheval est effrayé ou inquiet et qu’il vient vers vous en quête de réconfort, est-ce que le fait que vous le réconfortiez d’une caresse ou d’une poignée de nourriture le rend-t-il plus inquiet ? Le fait de les réconforter ne le rend-t-il pas moins effrayé ? Si le réconforter renforçait la peur, il deviendrait plus inquiet après que vous l’ayez apaisé que si vous n’aviez rien fait. D’un point de vue pratique, nous pouvons voir comment cela fonctionne. Et si cela ne fonctionne pas, et que nos chevaux deviennent plus effrayés, nous devrions peut être nous pencher sur la façon dont ils nous voient, plutôt que nous inquiéter sur le fait que les réconforter pourrait renforcer leur peur.

L’exemple typique est celui où on nous dit de ne pas réconforter un cheval sursautant ou se cachant. Les gens ne comprenant absolument pas comment ça marche vos diront : “ne le caressez pas, ça va le rendre plus enclin à avoir peur”. C’est faux. »

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Une petite dernière pour la route : « Lisa ne veut pas descendre parce qu’elle pense que Fred gagnera à « son petit jeu ». Fred ne voulait plus « jouer » à ce « jeu » dans tous les cas. Son idée de l’amusement n’inclus pas les douleurs dorsales.

 

On dit merci qui ? Merci Fed up Fred, saying NEIGH to nonsense !

 

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Honorine Tellier dit :

    Je ne connaissais pas Fed up Fred, merci pour la découverte !

    J'aime

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