Ma pharmacie équine

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J’écris cet article avec une attelle futuriste version exosquelette et un pouce immobilisé, ne m’en voulez pas si l’article est écrit dans un style un peu succinct.

 

Tout cavalier se doit d’avoir une certaine palette de produits de soins à portée de main pour son équidé. Outre les éternels bétadine, alcool, aluspray (horreur!) … certains produits peuvent permettre une action plus ciblée, préventive et souvent moins agressive. Voici une brève présentation de certains produits de soin que j’utilise régulièrement.

L’argile verte

Elle sert pour tout, de la simple pourriture de fourchette à la réminéralisation interne, en passant par l’ulcère ou la tendinite. Elle renferme un très grand nombre de minéraux utiles au bon fonctionnement du corps (notamment la silice, le calcium, le fer, le magnésium … pour ne citer qu’eux). L’argile est intelligente : elle agira selon les besoin du corps dans lequel elle se trouve.

Elle s’utilise en interne comme en externe. Elle est cicatrisante, purifiante, anti-inflammatoire, drainante, reminéralisante. Entre autres.

J’en ai utilisé une grande quantité pas plus tard que le mois dernier avec Rio : il s’était fait mal dans le pré et ne posait plus le pied par terre, allant même jusqu’à se coucher régulièrement pour limiter la douleur. Avec (entre autres soins) une immobilisation et un cataplasme d’argile changé toutes les deux heures, le membre touché a rapidement dégonflé et sa boiterie a diminué en trois jours. En une semaine, tout était terminé.

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Le vinaigre de cidre

Comme tous les aliments fermentés, il aide à réensemencer la flore intestinale. Il permet également de rétablir l’équilibre acido-basique du corps et de soutenir le système imunitaire en luttant contre la déminéralisation. Il peut être mis dans l’eau ou incorporé à la ration ; j’en fais des cures saisonières. Attention de bien le choisir bio et non pasteurisé.

Les huiles essentielles

Elles sont à manipuler avec précaution : naturel ne signifie pas sans danger. Il faut savoir que même en utilisation externe, elle passent les barrières du corps et se retrouvent dans le sang rapidement. Certaines sont très puissantes, toxiques, allergènes … En interne, elles peuvent surcharger le foie. Attention donc. En règle générale, on ne les applique pas pures, on évitera l’exposition au soleil dans les 5h suivant l’application et on évitera les huiles inconnues sans l’avis d’un professionnel agréé. Je parlerais ici d’une ou deux huiles bien connues et ayant des champs d’actions assez larges, sans trop de dangers d’utilisation.

  • Tea-tree, bien entendu. Pour sa forte action antiseptique, antifongique et antiparasitaire. Elle fait notamment des merveilles pour les pourritures de fourchettes ou le parasitisme externe.
  • Gaulthérie. C’est un anti-inflammatoire et un antispasmodique. Elle est efficace pour soulager les douleurs musculaires ou les tendinites.
  • Lavande vraie. Elle a une action cicatrisante et peut être utilisée pure. Elle repousse également les insectes parasites et calme leurs piqûres.
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Avant d’appliquer une huile essentielle sur votre cheval, proposez-lui de la sentir. S’il s’en détourne ou si sa réaction est négative, c’est qu’il n’en veut pas. Écoutez-le. Sur la photo, Douune, ponette de Laura Moulin


L’extrait de pépins de pamplemousse

C’est un antibiotique naturel. Il soutient le système immunitaire, traite la fatigue chronique, tue les bactéries causant l’ulcère à l’estomac … C’est un bon réflexe à avoir pour les chevaux présentant une petite baisse de régime. En externe, il est antifongique et antiparasitaire.

Le silicium organique

Je suis encore en train de découvrir ce produit. En interne, je l’ai utilisé sur Rio lors de sa blessure au pré (avec de très bons résultats), et je l’utilise en ce moment sur moi-même suite à une greffe tendineuse, afin de favoriser la cicatrisation des plaies dûes à l’opération ainsi que du tendon lui-même. Le silicium a un effet sur les tissus mous (peau, muscles, tendons, cheveux, etc …) et les aider à cicatriser puis retrouver leur mobilité. Il aurait également une grande efficacité en externe sur les plaies, mais je n’ai pas encore essayé.

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Souvenez vous que votre cheval sait se soigner seul. Il n’en a simplement pas les moyens, car il peut rarement accéder à toutes les plantes, terres et eaux dont il a besoin. Le propriétaire peut donc :

  • S’efforcer d’offrir à son cheval l’accès à une grande variété d’aliments en tous genres, en lui offrant si possible une vie dans des parcs pourvus de beaucoup d’espèces de plantes. Si ce n’est pas possible, l’apport de fruits et légumes variés (et bio) ainsi que l’habitude de faire de longues ballades gustative seront un bon début.
  • Faire confiance à son cheval dans le choix de son traitement. Le cheval marque son sentiment par rapport à une huile essentielle ou à une spagyrie. Il arrête de manger l’argile qui lui est proposée quand il n’en a plus besoin. Il mange des orties lorsqu’il manque de calcium. Il sait mieux que vous, tenez compte de son avis.

Il est préférable d’utiliser les produits les moins agressifs possibles et de laisser le temps à votre équidé de s’auto-guérir. Le propriétaire va soutenir le cheval, en aucun cas remplacer ses défenses immunitaires. Des traitements invasifs vont provoquer des déséquilibres dans le corps de votre cheval. Il faut cependant savoir y recourir lorsque la situation l’impose.

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